Les différents diplômes

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   Plusieurs diplôme peuvent être obtenus à l'école primaire. Du certificat d'études primaires au B2i, en passant par l'APER, nous allons aborder ces différents diplômes.

 

   Celui qui marque le plus les esprits et qui a marqué des générations entières est le  certificat d'études primaires.

 

Histoire:

    C’est le 20 août 1866 que le certificat d’études primaires est évoqué pour la première fois suite à une circulaire de Victor Duruy.

    Il faudra attendre pourtant le 28 mars 1882 pour qu’il soit institué  par la loi Jules Ferry. En effet, l’article 6 décrète :

 

«  Il  est institué un certificat d’études primaires, il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l’âge de onze ans. Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d’études primaires, seront dispensé du  temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer. »

 

    Il a ainsi marqué pendant longtemps pour la majorité des lauréats la fin de la scolarité obligatoire et l’entrée dans la vie active. Il  couronnait à l’époque un cursus de 7 ans : deux années de cours moyen, deux années de classes de fin d’études primaires, suivies par des élèves qui n’étaient pas rentrés en enseignement secondaire.

     En 1936 la loi Jean Zay prolonge la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans. En 1946  le certificat d’études primaires ne s’adresse plus qu’aux élèves n’étant pas rentrés au collège.

    Les classes de fin d’études primaires disparaissent peu à peu  suite a l’allongement de la scolarité obligatoire et de la mise en place du collège unique à la fin des années 1960.

    En 1972 il ne s’adresse plus qu’aux adultes et en  1988, ils sont moins d’une centaine a s’inscrire. Cette très forte diminution peut s’expliquer par le faite qu’auparavant, le certificat d’études primaires était le premier niveau de diplôme exigé pour pouvoir être titularisé dans la fonction publique.

   C’est par le décret n° 89-607  que le certificat d’études primaires est supprimé le 28 août 1989. Il aura ainsi perduré pendant plus de cent ans.

 

Taux d'accession au diplôme:

     Il avait initialement été crée  pour que la plus grande majorité des élèves arrêtant leurs études  obtiennent ce diplôme. Pourtant dès sa création cela n’a pas été le cas. Il s’est révélé être un examen réservé à une élite. La cause principale en est la barre éliminatoire des cinq fautes en dictée, et c’est pourquoi  en 1890 Léon Bourgeois demande en vain que le caractère éliminatoire de l’orthographe lors de l’examen. Un des autres facteurs du faible taux d’accès provient du fait  que les instituteurs et les institutrices ne présente en priorité que les élèves ayant une forte chance de réussir.

    Jusqu’en 1900 environ 25 à 30% des élèves sortaient de l’école en possédant le certificat d’études primaires. Cette proportion monte jusqu’à 30% en 1920 et atteint 50% a la veille de la seconde guerre mondiale. Les chiffres sont plus difficiles à déterminer par la suite, puisqu’un grand nombre d élèves quittent l’école primaire  pour suivre des études au collège et ne ce présentent plus à l’examen. Ceux qui s'en sortent le mieux sont les fils d’artisans et de commerçants, et l’on observe une différence de dix points dans les taux d’accès au diplôme entre eux et les fils d’ouvriers et de pères sans qualifications. Les garçons sont les plus nombreux à être présentés à l’examen même si se sont les filles qui réussissent le mieux.

   Après la seconde guerre mondiale, le changement progressif des mentalités et un accès plus important au collège modifient le profil des élèves obtenant le certificat d’études primaires. L’examen se démocratise, et se présentent  a des élèves plus âgés qui n’auraient sûrement pas été présenter trente ans plus tôt.

 

   Les épreuves du certificat d'études primaires:

        En 1867, l’examen comportait trois épreuves écrites (orthographe, style, calcul) et cinq épreuves orales (lecture, histoires saintes, grammaire, calcul au tableau, système métrique). L’écriture  était évaluée sur le texte de la dictée. L’examen était alors obtenu si le candidat obtenait la moyenne à l’ensemble des épreuves et s’il n’avait pas fait plus de dix fautes à la dictée.

       En 1897  l’examen comporte toujours trois épreuves écrites mais différentes : il y a la dictée, le calcul, la rédaction portant sur la morale, l’histoire – géographie ou les sciences. Il y a également une épreuve de couture pour les filles, une épreuve de dessin ou d’agriculture pour les garçons, et des épreuves orales : lecture – récitation, histoire – géographie. Il est obtenu  si le candidat obtient la moyenne aux épreuves écrites ainsi que la moyenne a l’ensemble des épreuves. Le zéro est éliminatoire. L’écriture est évaluée sur le texte de la dictée.

 

        Dans les années 1950, l’examen se déroule en une journée et comprend :

 -Une épreuve de rédaction (50 min) sur dix points avec deux sujets aux choix

-Une épreuve d’orthographe (50 min) sur vingt points comprenant

              *Une dictée d’environ cent a cent cinquante mots  sur dix points

              *Trois questions :

                         ~Une question de compréhension générale

                         ~Une question d’explication d’une expression

                         ~Une question de grammaire

 

-Une épreuve de calcul (50 min) comprenant deux exercices ou problèmes de 8 et 12 points

-Une épreuve de sciences (20 min) sur dix points

-Une épreuve d’histoire – géographie (20 min) sur dix points

-Une épreuve de calcul mental (cinq questions) sur cinq points

-Une épreuve de lecture sur cinq points

-Une épreuve de chant ou récitation sur cinq points

-Une épreuve de dessin, travaux manuels  ou couture (50 min) sur dix points 

 

   L’écriture est évaluée sur cinq points.

   Pour être reçu, il ne faut pas avoir eu  zéro ni en orthographe, ni en calcul, avoir obtenu la moyenne a l’ensemble rédaction – orthographe – calcul - sciences , et avoir obtenu la moyenne a l’ensemble des épreuves.

                              

 

                                 

 

     

   Après la suppression du certificat d'études primaires, il n'y a plus eu de diplôme validant les capacités acquises à la fin de l'école primaire. A la place, l'Education nationale a instauré des diplômes permettant d'accroitre le savoir des jeunes élèves.

 

    Tel est le cas du B2i, qui fait son apparition avec le BO de l'Education nationale numéro 43 du 23 Novembre 2000.  L'objectif de ce brevet est de spécifier un ensemble de compétences significatives dans le domaine des technologies de l'information et de la communication et d'attester leur maîtrise par les élèves concernés.

Il comporte deux niveaux dont le premier est acquis à l'école primaire et qui permet de vérifier l'acquisition de compétences que les élèves peuvent maîtriser à l'issu de l'école primaire. Pour ce faire, il est appelé à maîtriser les premières bases de la culture informatique dans ses dimensions technologiques et citoyennes.  L'élève doit savoir:

        -  Maîtriser les premières bases de la technologie informatique.

        - Adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées parles outils informatiques.

        - Produire, créer, modifier et exploiter un document à l'aide d'un logiciel de traitement de texte.

        - Chercher, se documenter au moyen d'un produit multimedia  (cédérom, dévédérom, site internet, base de données de la BCD ou du CDI).

       - Communiquer au moyen d'une messagerie électronique.

 

          

    L'APER ( l'Attestation de Première Education à la Route) est l'autre compétence que les élèves de l'école primaire peuvent acquérir. c'est pour eux une première éducation à la route.

   Les programmes pour l’école primaire (arrêté du 25 janvier2002) qui sont entrés en application à partir de la rentrée scolaire 2002 définissent les compétences à acquérir au cours de chacun des trois cycles de la scolarité primaire au niveau de la sécurité routière. La circulaire n°87-287 du 25 septembre 1987 est abrogée par la circulaire n°2002-229 du 25 octobre 2002  "met en oeuvre d’une attestation de première éducation à la route dans les écoles maternelles et élémentaires". Pour cela, les élèves doivent être capable de maîtriser certains objectifs dans différents registres, savoirs, savoir-faire ou comprtements:

« • se déplacer, accompagné, seul ou à plusieurs, dans des espaces identifiés, de plus en plus variés : trottoir, chaussée, environnement familier ou inconnu, en tenant compte des contraintes de l’espace, des dangers et des autres usagers,

 • agir en tant que passager d’un véhicule pour préserver sa vie et celle des autres,

 • conduire un engin adapté et bien entretenu dans des espaces appropriés, en maîtrisant sa conduite, en tenant compte des autres, dans le respect des règles du code de la route,

• connaître, choisir et utiliser les éléments de protection,

 • comprendre et respecter les règles du code de la route,

• mettre en oeuvre des règles élémentaires de premiers secours (se protéger et protéger, donner l’alerte, porter secours)…»..

 

   L’attestation de première éducation à la route  comporte la décision du conseil du cycle 3 de l’école et concrétise une première étape de l’éducation à la sécurité routière. L’école la transmet au collège afin de permettre la poursuite du travail engagé.

 

Un enseignement obligatoire depuis près d’un demi siècle:

     Dans les écoles, les enseignants ont non seulement la responsabilité d’assurer la sécurité des élèves qui leur sont confiés, mais également de prévoir, dans les activités d’enseignement, une éducation à la sécurité. La sécurité routière en constitue l’un des volets qu’il convient de replacer dans le cadre de l’enseignement des règles générales de sécurité (décret n°83-896 du 4 octobre 1983). Institué par la loi n°57-831 du 26 juillet 1957 l’enseignement du code de la route est mis en oeuvre sous la forme d’une éducation dans le domaine de la sécurité routière. Le décret n°93-204 du 12 février 1993 relatif à l’enseignement des règles de sécurité routière et à la délivrance du brevet de sécurité routière a précisé les modalités d’organisation et de mise en oeuvre de l’éducation à la sécurité routière dans les établissements scolaires. La circulaire n°2002-229 du 25 octobre 2002 (encart au bulletin officiel n°40 du 31 octobre 2002) a défini, pour le primaire, une attestation de première éducation à la route.

 

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14:36 - 31/1/2008 - Poster un commentaire


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