Les relation entre le maître et ses élèves

Les relation entre le maître et ses élèves

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Péguy dans son livre 'l'argent' (1913),  évoque ses souvenirs d’enfance et rend hommage a la nouvelle école républicaine, laïque, gratuite et obligatoire fondée par la III République à la fin du XIXème siècle.

 

      "Nos jeune maîtres étaient beaux comme des hussards noirs, Sveltes ; sévères, sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence. Un long pantalon noir, mais, je pense, avec un long liseré violet. Le violet n’est pas seulement la couleur des évêques, il est aussi la couleur de l’enseignement primaire. Un gilet noir, une longue redingote noire, bien droite, bien tombante, mais deux croisements de palmes violettes aux revers, une casquette plate, noire, mais un croisement de palmes violettes au-dessus du front. Cet uniforme civil était une sorte d’uniforme militaire encore plus sévère, encore plus militaire, étant un uniforme civique. Quelque chose, je pense comme le fameux cadre noir de Saumur. Rien n’est beau comme un bel uniforme noir parmi les uniformes militaires. C’est la ligne elle-même. Et la sévérité. Porté par ces gamins qui étaient vraiment les enfants de la République. Par ces jeunes hussards de la République. Par ces nourrissons de la République. Par ces hussards noirs de la sévérité. Je crois avoir dit qu’ils étaient très vieux. Ils avait au moins quinze ans. Toutes les semaines il en remontait un de l’Ecole Normale vers l’école annexe ; et c’était toujours un nouveau ; et ainsi cette Ecole Normale semblait un régime inépuisable. Elle était comme un immense dépôt, gouvernemental, de jeunesse et de civisme. Le gouvernement de la République était chargé de nous fournir tant de jeunesse et tant d’enseignement. Cette Ecole Normale faisait un réservoir inépuisable. C’était une grande question, parmi les bonnes femmes du faubourg, de savoir si c’était bon pour les enfants, de changer de maître tous les lundis matin. Mais les partisans répondaient qu’on avait toujours le même maître, qui était le directeur de l’Ecole Annexe, qui lui ne changeait pas, et que cette maison-là, puisque c’était l’Ecole Normale, était certainement ce qu’il y avait de plus savant dans les département du Loiret et par suite, sans doute, en France. Et dans tous les autres départements."

 

 

       A travers ce témoignage, nous en apprenons plus sur les relations qui pouvaient lier les élèves avec leurs maîtres. Les élèves éprouvaient de la fascination pour lui car il représentait le savoir, l'autorité. Ils avaient un véritable respect envers lui. Ce sentiment était accentué par le fait que dans les campagnes,  il n'y avait  généralement qu'une classe, le maître était le seul à représenter la connaissance et les habitants étaient très peu instruits . Pourtant, au délà de ce respect,  il n'y avait pas de relations privilégiés entre le maître et ses élèves. Aujourd'hui l'élève a des relations différentes avec son enseignant: il parle de sa gentillesse, de sa compréhension. Les maîtres font preuve d'une plus grande pédagogie. Ils doivent et sont  à l'écoute de leurs élèves.Les châtiments corporels étant interdie, une meilleure relation s'est établi entre l'enseignant et l'élève.

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13:47 - 7/2/2008 - Poster un commentaire


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